Quel pouvoir accorder à nos «experts»?

Surchargés d’activités, nous confions de multiples tâches à divers spécialistes. Nous déposons nos vêtements chez le nettoyeur à sec, demandons à des tiers de s’occuper du gazon et de l’entretien paysager et confions même à des entreprises la vente de biens personnels sur eBay.

Nous leur déléguons ces tâches non seulement parce que cela nous fait gagner du temps, mais aussi parce que nous pensons que ces spécialistes feront mieux le travail que nous. Les mêmes principes s’appliquent dans le monde de l’investissement institutionnel.

Une nouvelle tendance fait son apparition parmi les fonds de dotation, les fondations, les organismes de santé et les régimes de retraite, qui font appel à des conseillers en investissement pour les aider à gérer des actifs chiffrés en centaines de millions de dollars. Aujourd’hui, ils leur demandent d’en faire plus; ils leur confient leur pouvoir de décision.

Selon l’édition 2014 de l’enquête sur l’impartition du rôle de chef des placements – Outsourced Chief Investment Officer (OCIO) – effectuée par la revue Chief Investment Officer , 43 % des propriétaires d’actifs interrogés externalisent actuellement cette fonction ou prévoient de le faire au cours des 24 prochains mois. Les conseils discrétionnaires ont l’avantage d’offrir une mise en œuvre plus active et opportune, une plus grande efficacité du personnel et une utilisation plus efficace du temps du comité des placements. Les propriétaires d’actifs disent qu’ils agissent ainsi pour s’assurer une meilleure gestion des risques et répondre à un besoin de rendements accrus et d’économie de coûts. Ils prétendent aussi que l’impartition de la fonction de chef des placements compense l’insuffisance des ressources internes et assure une surveillance fiduciaire additionnelle et une prise de décision ainsi qu’une mise en application plus rapides.

J Keith Mote Jr, directeur général de Pavilion Groupe Conseils explique que ce n’est pas une approche du tout ou rien. Avec les conseils discrétionnaires, les organisations peuvent choisir quelle part de leur pouvoir de décision elles souhaitent déléguer.

Les facteurs clés du succès de toute forme de relation discrétionnaire sont un énoncé clair des rôles et des responsabilités du conseiller en investissement, du conseil d’administration et du comité, des structures de politique et de gouvernance fermes et, enfin, la confiance dans le conseiller, dit M. Mote.

Pour M. Mote, Pavilion considère les conseils discrétionnaires comme une stratégie, pas comme un produit.

Nous pouvons agir comme un prolongement de l’effectif du client, en offrant des ressources additionnelles pour les responsabilités telles que le recrutement de gestionnaires et la résiliation de leurs contrats, la mise en œuvre de changements dans la répartition des actifs selon des paramètres préétablis ou la gestion active de certaines positions dans votre portefeuille.

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