Le changement climatique se reflète dans l’investissement social

La US SIF Foundation a publié son dixième rapport biennal sur les tendances du secteur de l’investissement socialement responsable ou ISR en novembre 2014 qui révèle une importante croissance des actifs domiciliés aux États-Unis gérés selon cette stratégie depuis deux ans.

Ces actifs sont passés de 3 740 milliards $ au début de 2012 à 6 570 milliards $ au début de 2014. Selon l’estimation des auteurs du rapport, à l’aube de 2014, près d’un dollar sur six confié à un gestionnaire professionnel était géré selon une stratégie ISR.

L’importante hausse des actifs s’explique principalement par l’augmentation du nombre de gestionnaires d’actifs qui tiennent compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs processus de gestion, dont l’actif a triplé, de 1 400 milliards $ en 2012 à 4 800 milliards $ au début de 2014.

Figure 1: Hausse des actifs gérés selon une stratégie ISR

Beaucoup de gestionnaires qui intègrent les facteurs ESG dans leur analyse des placements sont devenus signataires des Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies.

En adhérant à ces principes, l’investisseur s’engage à tenir compte des enjeux ESG dans l’analyse des placements, la prise de décisions et les politiques et pratiques de détention, ainsi qu’à faire la promotion de ces principes en termes généraux. L’augmentation du nombre de signataires depuis 2006 a été fulgurante.

De moins de 70 signataires gérant 2 000 milliards d’actifs cette année-là, ils sont passés à plus de 1 300 supervisant 45 000 milliards d’actifs aujourd’hui. La liste des signataires comprend un bon nombre des plus grands investisseurs institutionnels au monde, dont CalPERS et l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, ainsi que des gestionnaires d’actifs mondiaux comme Capital Group, PIMCO et Wellington Asset Management.

La force de cette tendance a surpris beaucoup d’investisseurs des États-Unis, où l’intégration généralisée de l’ESG accusait un retard sur les autres marchés du monde.

 

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