Europe: Bonne performance des placements privés et des fusions/acquisitions

Le marché de l’Union européenne (UE) est le plus grand bloc économique, représentant à lui seul 26 % du PIB mondial. L’UE compte parmi ses États membres cinq des 10 plus grandes économies de la planète ce qui en fait une région prospère, caractérisée par des économies ouvertes et innovantes.

Après la crise financière mondiale de 2008, la crise des dettes souveraines européennes et les programmes d’assainissement budgétaire et de réformes structurelles mis en œuvre dans toute l’Europe, la reprise économique de la région est maintenant dans sa troisième année et continue à un rythme modéré.

Depuis la forte chute des prix de l’énergie au deuxième semestre de 2014 et le démarrage du programme d’assouplissement quantitatif énergique de la Banque centrale européenne (la BCE) au début de 2015, la croissance économique a fait monter l’activité de placement privé au-dessus des niveaux d’avant la crise dans plus de pays membres. Au deuxième trimestre de 2015, le PIB réel de l’UE a augmenté un neuvième trimestre de suite. La Commission européenne projette actuellement une croissance de 1,8 % pendant toute l’année 2015; ce serait la première fois que la croissance de la zone euro dépasserait 1 % depuis le ralentissement dû à la crise financière.

La croissance économique a fait monter l’activité de placement privé au-dessus des niveaux d’avant la crise dans plus de pays membres.

À partir du deuxième semestre de 2014 et en 2015, la reprise économique de la région a été facilitée par les faibles prix du pétrole. Pour les consommateurs et les entreprises, la baisse de ces prix a l’effet d’une réduction d’impôts, gonflant leur pouvoir d’achat sans les conséquences négatives d’une augmentation des déficits et des niveaux d’endettement. De plus, l’euro a poursuivi sa dépréciation par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies, ce qui est une des conséquences de l’assouplissement quantitatif et de la politique monétaire de détente de la BCE et doit renforcer la compétitivité des prix de la zone euro. Mais on s’attend à ce que ces mesures aient, à l’avenir, un effet moins direct et positif sur la croissance à cause du ralentissement de la Chine et des pays émergents—qui absorbent environ un quart des exportations de la zone euro—, de l’augmentation de l’incertitude économique mondiale et de l’évolution de la crise des réfugiés.

La mobilisation de capitaux frise des niveaux records

Si la conjoncture économique continue de présenter une amélioration constante, quoique modérée, dans la plupart des pays d’Europe, les marchés des placements privés et des F&A y ont fortement rebondi pendant les années qui ont suivi la crise financière mondiale. Après avoir atteint un sommet d’après-crise de 965 milliards $—valeur totale combinée des 12 303 transactions en 2014—, le marché européen des regroupements d’entreprises est resté relativement actif pendant les trois premiers trimestres de 2015, atteignant une valeur totale de 756 milliards $ pour 8 150 transactions. C’est encore loin du record absolu de 1 600 milliards $ et 12 169 transactions de 2007, mais l’activité depuis le début de cette année est sur le point de dépasser le rythme de 2014 sur la base de la valeur totale, avec moins de transactions, mais qui reflètent une plus grande concentration de capital par des opérations plus importantes.

À partir du deuxième semestre de 2014 et en 2015, la reprise économique de la région a été facilitée par les faibles prix du pétrole.

Une combinaison de facteurs, dont l’accès à des emprunts largement disponibles à des conditions de plus en plus avantageuses, la diminution des perspectives de croissance endogène sur les marchés intérieurs, les engagements encore disponibles pour des placements privés (la réserve de munitions) d’environ 280 milliards € et les achats stratégiques entre les sociétés étant donné la solidité des bilans et des marchés boursiers généralement porteurs continuent de souligner l’importante activité de rapprochements d’entreprises dans toute la région européenne aujourd’hui. (voir Graphique 1)

Graphique 1: Activité de fusions et d’acquisitions en Europe


Source: Robert W. Baird Global M&A Monthly (Octobre 2015).

Malgré la vive concurrence des entreprises qui effectuent des achats stratégiques, les sociétés de capital-investissement disposent de ressources importantes et sont des concurrents sérieux sur le marché actuel, étant donné les nombreuses ventes fructueuses de sociétés de leurs portefeuilles au cours des deux dernières années, un environnement de mobilisation de capitaux énergique caractérisé par une augmentation de l’investissement dans des placements privés et des marchés d’emprunts accommodants pour financer des transactions. Globalement, les sociétés de capital-investissement sont restées des participants actifs sur le marché actuel où elles se sont adjugées environ 18 % de l’activité totale de fusions et d’acquisitions au premier semestre de 2015, ce qui représente le pourcentage le plus élevé depuis les 19,5 % atteints en 2007.1

Les multiplicateurs utilisés dans les transactions européennes se sont maintenus à des niveaux élevés dans ce contexte, ce qui n’est pas étonnant. Les rapports valeur de l’entreprise/BAIIA ont atteint 9,0 au T3 2015 après le record de 10,0 en 2014. Une des caractéristiques clés du marché des rachats d’entreprises européennes d’aujourd’hui par rapport à la période de 2007-2008 est que le volume des transactions—1 452 au T3 2015—a diminué d’une année à l’autre ce qui s’est soldé par une augmentation de 14 % de la valeur moyenne des opérations comparativement à la période correspondante de l’année précédente.2

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SOURCES
1. Thomson Reuters Mergers & Acquisitions Review—Première moitié de 2015.
2. Pitchbook European PE Breakdown—4T 2015.


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